Edit : www.after5am.com
Ca continue. Toujours. S'intensifie. La sensation et les vibrations. La certitude. De plus en plus présent.
J'ai vraiment peur.

J’ai une sensation obsédante depuis quelques semaines. Peut-être même plusieurs mois. Je ne sais plus vraiment depuis combien de temps cela dure. Ni comment cela a commencé. Encore moins pourquoi.ffice
ffice" />
Je sais, ça peut paraître grotesque. J’imagine même que vous allez croire que c’est encore une des nombreuses conneries que j’écris sur ce blog. Un mensonge de plus. Une rêverie vaguement romancée parce que c’est tellement mieux de fuir la réalité et de s’enfermer entre quatre murs virtuels qui semblent si inébranlables. Parce que, les mots du réel, ils agressent encore plus que le froid qui se fracassait sur moi tout à l’heure. A côté de Bonne Nouvelle. Il est con ce nom de station.
Mais c’est rien de tout ça. Cette sensation qui me poursuit, elle est là pour de vrai. Dans mon crâne. Une explosion. Je ressens une explosion. Pressens plutôt. Une sorte de prémonition ou un genre d’appréhension immédiate, écrasante, angoissante. Quelque chose va exploser. Et ça n’a rien de métaphorique. Une vraie explosion. Un truc violent. Qui fait voler les murs, les vitres, les os, les muscles, tout en éclats. Tout. J’ai cette sensation plusieurs fois par jour. Comme une vibration qui part du ventre, remonte en un éclair glacial le long du dos, jusqu’à ma tête. Tout cela se passe très vite. Violent et fugace. Réel.
Je vais crever dans une putain d’explosion.
Bande-Son : M O G W A I - rock action
Humeur du Moment : quand.

Photo : Girls & Blogs Party
Puisque j’ai complètement séché devant l’autre questionnaire qu’elle m’a transmis, j’essaie de me faire pardonner auprès de la jolie Prunelle avec ces 20 révélations incroyables.ffice
ffice" />
- J’ai ressenti de l’ennui à un concert de Godspeed You ! Black Emperor
- Maud me manque
- Je n’aime pas régler mon réveil sur une heure ronde. Quand j’étais au lycée, il sonnait à 7:11
- J’adorais Richard Gotainer quand j’étais plus jeune
- J’aime faire la vaisselle et nettoyer ma cuisine
- J’ai déjà volé pour plus de 200 euros dans un magasin
- Ma belle-sœur est complètement névrosée
- Je déteste faire du shopping
- Je n’ai vomi qu’une seule fois dans ma vie après avoir trop bu
- La première fois que j’ai vu Romeo + Juliet, ma main droite s’est glissée dans la culotte d’une fille qui n’était pas ma copine alors
- J’ai toujours la gorge serrée quand Forrest Gump demande à Jenny si le petit Forrest est « normal »
- A 25 ans, je ne sais toujours pas quoi faire exactement de ma vie
- Je pensais que des gens viendraient me parler jeudi soir
- Je suis déjà arrivée bourrée à un cours commençant à 9h du matin
- J’aime quand une horloge indique 2:22
- Je regarde souvent les émissions politiques à la télé (et les quotidiennes de la Star Ac)
- J’ai déjà rêvé que je me tapais Avril Lavigne
- Ca fait plus d’un an qu’il n’y a que les deux derniers albums de Ben Christophers sur mon mini-disc que j’écoute en moyenne deux fois par semaine pendant au moins deux heures. Et je ne me lasse pas
- Petite Etoile est vraiment un super coup au pieu
Maintenant, je pense que ça va être au tour de Jat, future grande blogstar, Elixie, notre modèle à tous, et Orah, qui a certainement de jolis secrets à dévoiler.
Bande-Son : V E N U S - vertigone
Humeur du Moment : il faudra que je pense à aller dormir à l’occasion
Photo : Girls & Blogs Party
Elle déambulait dans l’espace comme une goutte de pluie sur la vitre d’une voiture perdue sur l’autoroute. Quand la vitesse les plaque sur le froid transparent. Quand elle posait son front dessus et sentait les vibrations du véhicule. Elle se sentait minuscule dans cette salle immense, plongée dans la nuit, un cube aux dimensions vertigineuses qui lui paraissait uniquement fait de verre. Empli de fumée. De rythmes familiers. De voix et de parfums agressifs. Perdue au milieu des corps, elle se sentait épiée, observée, guettée. Transpercée par des yeux inconnus.ffice
ffice" />
Quelques lumières pâles donnaient aux visages étrangers des allures fantomatiques. Et des bulles de champagne pétillaient sous son palais enivré. Elle avançait avec peine parmi les remous de la foule amassée et sentait ses talons sur le point de se défiler à chaque pas. Elle s’approcha du mur. De ces photos fixées dessus. De la beauté figée dessus. Des peaux, des lèvres, des yeux, des cheveux, des formes, des rêves qui lui venaient à force de se plonger dedans. Des envies, des besoins, des pulsions.
Elle se retourna vers la salle. Bleue et grise. Etrangement animée. Et elle se mit à dévorer ce qui l’entourait. Les jambes, les fesses, les robes, les jupes, les décolletés, les sourires, les coiffures, les maquillages, les mains. Elle cherchait, analysait, fouillait. Sa silhouette s’insinuait doucement dans l’amalgame de corps et d’odeurs. Elle en saturait ses sens. Ses veines bouillonnaient de l’implacable. Le désir. D’un corps.
***
Lorsqu’elle ouvrit les yeux. Elle était dans un ailleurs. Ses lèvres consumées. Sur son corps, l’odeur de la cigarette froide. Souvenirs de cette soirée. Le goût d’une autre sur sa langue. Mais. L’esprit vide de toute image.
Bande-Son : N E W O R D E R - crystal
Humeur du Moment : G&b

Dans le silence d’un dimanche matin. Des rues désertes. Quelques passants, à peine. Mais du vent, du froid, de l’hiver. Les mains glacées serrant le petit paquet à peine acheté. Celui pour lequel on a bravé le froid et la fatigue. Il est huit heures et Paris est blanche.ffice
ffice" />
Alors mon sombre se dilue dans les rayons laiteux d’un soleil timide. Je me demande si le froid ne vient pas de moi. Si l’hiver existe vraiment. Tout cela, ce n’est peut-être que de l’imagination ratée, des souvenirs pourris. Le froid émane du corps après des nuits creuses. De celles pleines d’alcool et de sexe aveugle. De mains dégueulasses et de mots à l’haleine délétère. Parce que quand je me suis réveillée, j’avais mal au crâne, déjà froid, déjà mal dans tout le corps. L’entrejambe plein de douleurs sales. J’avais envie de vomir. Quelques pas dans ce couloir inconnu, jamais vu de jour. Retrouver mes fringues une à une, perdus parmi les corps lourdement endormis. Toujours froid. Dans la cuisine, j’ai dû laisser sortir l’acide qui me tambourinait le ventre depuis le réveil. Depuis des mois. Je me suis barrée en courant. Entendu du bruit venant de la chambre. Peur qu’il me voit, qu’il se souvienne de cette nuit, qu’il remette ça, la violence des coups de reins, ses mains qui m’étranglent, qui m’écrasent. J’ai claqué la porte. Dévalé les marches.
Une fois dehors, le froid en moi s’est libéré. Je me suis sentie vide et fade. Un autre dimanche commençait.
Bande-Son : G O M E Z - in our gun
Humeur du Moment : .

Cheveux noirs. Labret décalé (?). Mini-jupe. Résilles. Des trottoirs pourris qui portent une foule compacte. Rue de Rivoli. H&M. Carte Bleue. Maki à l’avocat. Vide. Mails. Article. Webcam. Sourires. Gâteaux. Café. Texto. Mails encore. Bizarre. Manque. Pas assez de musique dans tout ça. Pas assez. Et demain. De la colère. A l’avance. Et l’heure qui file. Déjà le soleil du matin d’hier. Un pain au chocolat. Des images. Ca défile. Trop vite. Toutes ces images. Des souvenirs. Je fais le tri de ces dernières heures. Je repense à tout ça. Mercredi. Déjà jeudi. J’y repense et impossible de saisir quoi que ce soit. De saisir quelque chose. Alors je me noie dans les violons et cet orgue qui soulève des vagues puissantes de frissons, de doutes et de peurs. Des larmes. Je crois que je commence à voir flou. Il est tard.ffice
ffice" />
Bande-Son : T O M M A S O A L B I N O N I - adagio
Humeur du Moment : 11’51’’


Pas dormir de la nuit, c’est pas le meilleur moyen de commencer une nouvelle semaine. Même en ayant un peu fini ce que j’avais à faire en écoutant Fiona Apple. Parce que l’appart est plein de trucs crades. Des sensations qui font mal et des tremblements et des choses qui guérissent pas. Les murs sont tout imprégnés de tristesse et de dégoût. Et ça s’écaille et ça s’écoule et ça recouvre le sol lentement. Mais sûrement. Parce que je sens déjà mes jambes trop lourdes, mes pieds bloqués par les décombres, les restes des murs. Et les traces de sa respiration qui envahisse l’air et l’épaississe et j’ai la gorge qui brûle. De tout ce qui circule ici. De toutes ces larmes que je refoule. De tous ces cris qui ne résonneront qu’en moi. Tout est rouge ici. Tout s’écaille. Tout s’en va.